Noël et son symbolisme

Par Patrick Rivière

{short description of image}

Si pour les chrétiens, Noël commémore la fête religieuse de la naissance de Jésus, pour les hermétistes et les occultistes la signification est bien évidemment plus profonde. En effet, Noël symbolise parfaitement la première initiation solaire (Noël, Noé : en grec, contraction de néos hêlios=le nouveau soleil), celle de la naissance ou re-naissance de la nature Divine en l'homme, l'éveil de la Walkyrie ou de la belle au bois dormant, la naissance initiatique! C'est la naissance de l'homme nouveau en même temps que celle du soleil puisqu'au soltice d'hiver dans l'hémisphère boréal, les jours les plus courts de l'année tendent à augmenter. C'était, antérieurement au christianisme, la fête de Mithraet du "Sol invictus" (le soleil invaincu) qui était célébrée le 25 décembre. Il n'aurait donc jamais dû surgir de polémique quant à la naissance de l'Enfant-Roi car si, le symbole est évident en ce qui concerne le solstice d'hiver, il en va également de même en ce qui concerne l'équinoxe de printemps car la nature se renouvelle par l'activité du "feu solaire" dans le signe du Bélier, d'où le sens de l'emblême INRI : Igne Natura Renovatur Integra (la Nature est entièrement renouvelée par le feu). Le sens en est d'ailleurs infiniment plus précis pour l'Artiste : "Igne Nitrium Roris Invenitur" (par le feu se découvre le Nitre et la Rosée...)! D'ailleurs, en ce lieu, ne nous approche-t-on pas davantage de la 2ème Initiation solaire, celle du Baptême ésotérique qui confère à l'Initié la re-Naissance en Esprit... Mais revenons à Noël et au symbolisme qui l'anime. L'étoile des Rois-Mages semblable en tout point à celle de compostelle (compost stellae : l'étoile du compost philosophique) n'apparaît que pour mieux "signer" la naissance de l'enfant-Christ. Or, c'est précisément à Léon (anagramme de Noël) que le bon Nicolas Flamel (de nickê : la victoire et laas : la pierre ; Flamel : par la flamme...) rencontrera allégoriquement Maître Canches, le savant cabaliste qui produira en lui la prime "illumination" (tel Noël) propre à l'éveil initiatique. Il aura alors la révélation du "sujet des sages" que le bon pélerin muni de la "coquille", du bourdon et de la "calebasse", représente, si avantageusement dans sa forme élaborée, tandis que l'ouvrage mythique d'Abraham le Juif en incarnait l'aspect originel... C'est pourquoi Noël se trouve traditionnellement placé au coeur de l'hiver si propice au recueillement ou l'être, dépouillé de tout artifice, prend conscience de sa divinité et de la compassion qu'elle se doit d'exercer envers l'humanité.